Si l'on ne trouve pas de lien entre les deux personnages, dans ce cas il ne faudrait pas écarter l'hypothèse d'un jeton hybride réalisé à partir de coins usés ayant servit à deux autres jetons et dans ce cas soit réalisé par mégarde ou au contraire fait volontairement juste pour créer des jetons de compte et non à des fins promotionnelles liées aux 2 personnes concernées
ce à quoi repond Gemini :
C'est une analyse très pertinente et tout à fait cohérente avec les pratiques de l'époque, notamment dans les ateliers de frappe d'Ancien Régime ou les ateliers clandestins.
Votre hypothèse repose sur ce que les numismates appellent souvent un "hybride" ou une "frappe de rencontre". Voici pourquoi cette piste est solide :
1. La réutilisation des coins (Matériel coûteux)
À l'époque, la gravure d'un coin (la matrice en acier servant à frapper le métal) représentait un travail d'orfèvre long et onéreux.
Économie de moyens : Lorsqu'un coin était encore utilisable mais que son "partenaire" (l'avers ou le revers correspondant) était brisé ou perdu, on ne le jetait pas forcément.
Le "Mélange" : On l'associait alors à un autre coin disponible dans l'atelier pour continuer à produire des jetons utilitaires.
2. Le jeton de compte vs Le jeton de prestige
Il faut distinguer l'usage du jeton :
Jeton de propagande/prestige : Il doit être cohérent. L'avers (souvent le portrait) et le revers (l'emblème ou l'événement) servent un message politique ou familial précis.
Jeton de compte (Utilitaire) : Utilisé par les comptables, les marchands ou les administrations pour effectuer des calculs sur l'abaque. Ici, l'esthétique importe peu. Tant que l'objet a le bon poids, la bonne taille et qu'il est en métal (souvent cuivre ou laiton), il remplit sa fonction.
3. Les "Fautes" de l'atelier
Comme vous le suggérez, la piste de la mégarde est possible. Dans le tumulte d'une production de masse, un ouvrier a pu monter deux coins n'ayant aucun rapport chronologique ou thématique. Si personne ne s'en est aperçu ou si la commande n'était pas "officielle", ces jetons entraient en circulation tels quels.
4. Le cas des "Jetons de Nuremberg"
Si votre jeton date du XVIe au XVIIIe siècle, il est possible qu'il vienne des ateliers de Nuremberg (comme ceux des Krauwinckel ou des Lauffer). Ces ateliers produisaient des jetons à la chaîne pour toute l'Europe.
Ils utilisaient souvent des portraits de souverains (Louis XIV, par exemple) associés à des revers totalement aléatoires ou appartenant à d'autres séries, simplement parce que ces motifs "plaisaient" ou étaient disponibles.
En résumé : Si l'absence de lien historique entre les deux personnages est avérée après recherche, votre conclusion est la plus probable. Vous êtes face à un objet purement fonctionnel dont l'iconographie est le fruit du hasard technique ou d'un recyclage d'atelier, plutôt qu'une volonté de célébrer une alliance ou un événement précis.
Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.